Des salaires minimaux adéquats pour les travailleurs européens

La Commission a proposé, le 28 octobre dernier, une directive de l’UE visant à protéger les travailleurs de l’Union par des salaires minimaux adéquats leur permettant de vivre dignement quel que soit l’endroit où ils travaillent. 

Promouvoir les négociations collectives

Les salaires minimaux existent dans tous les États membres de l’UE. Dans 21 États membres, comme en Belgique, il existe un salaire minimal légal. Tandis que dans 6 autres (Danemark, Italie, Chypre, Autriche, Finlande et Suède), la protection offerte par des salaires minimaux est assurée exclusivement au moyen de conventions collectives.

Pourtant, dans la majorité des États membres, les travailleurs sont confrontés au caractère insuffisamment adéquat de la protection offerte par des salaires minimaux et/ou à des lacunes dans sa couverture.

Les pays où le recours aux négociations collectives est important se distinguent généralement par une plus faible proportion de travailleurs à bas salaires, des inégalités salariales moindres et des salaires minimaux plus élevés. C’est pourquoi la proposition de la Commission vise à promouvoir les négociations collectives en matière de salaires dans tous les États membres.

Un cadre pour les salaires minimaux

La directive entend également créer un cadre visant à rendre les salaires minimaux plus adéquats et à favoriser l’accès des travailleurs à la protection offerte par des salaires minimaux dans l’UE. La proposition de la Commission n’oblige pas les États membres à instaurer un salaire minimal légal, pas plus qu’elle ne fixe un niveau commun de salaire minimal. Au lieu de cela, elle établit un cadre relatif à des normes minimales, respectant et reflétant les compétences des États membres ainsi que l’autonomie et la liberté contractuelle des partenaires sociaux en matière de salaires.

Les bases d’une reprise juste, inclusive et résiliente

La crise actuelle a touché tout particulièrement des secteurs caractérisés par une proportion plus élevée de travailleurs à bas salaires, notamment dans des secteurs tels que le nettoyage, le commerce de détail, les soins de santé et de longue durée et les soins résidentiels. Il est important d’assurer un niveau de vie décent aux travailleurs et de réduire la pauvreté au travail durant la crise, tout en garantissant une reprise économique durable et inclusive.

En effet, des salaires minimaux adéquats n’ont pas seulement une incidence sociale bénéfique : ils sont aussi source d’avantages économiques à plus grande échelle, puisqu’ils réduisent les inégalités salariales, contribuent à soutenir la demande intérieure et renforcent les incitations au travail. Ils peuvent également contribuer à réduire l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, puisque davantage de femmes que d’hommes perçoivent un salaire minimal. La proposition contribue enfin à protéger les employeurs qui versent des salaires décents aux travailleurs en garantissant une concurrence loyale.

 

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